Non, un véhicule électrique ne pollue pas plus qu’un diesel

La pollution d’une voiture électrique est une question qui revient souvent. Lorsqu’on commence à faire ses recherches sur le véhicule électrique on découvre des informations plutôt négatives sur le sujet. “Voiture électrique et pollution”, “ voiture électrique pas écologique” ou encore “voiture électrique pas si ecolo”.

Préjugés voiture électrique Google
Recherche Google - pollution voiture électrique

Alors que nos gouvernements ont annoncé l’interdiction des véhicules thermiques d’ici 20 ans, de nombreux constructeurs automobiles électrifient leurs gammes de véhicules ou construisent de nouveaux modèles 100% électriques. Ces nouvelles lois vont changer totalement le paysage automobile européen.

Les citadines notamment et leur électrification vont donner un coup de boost au secteur – en difficulté ces dernières années. Mais on trouve aujourd’hui beaucoup de contenu très virulent sur la voiture électrique.

Préserver une économie mourante

De nombreux journalistes tirent la sonnette d’alarme concernant ces fausses informations qui circulent.

Comme l’explique très bien Forbes, le plus grand mensonge qui circule est le suivant : les véhicules électriques polluent plus que les véhicules thermiques. C’est faux. Toutes les études menées à ce sujet prouvent le contraire : le véhicule électrique est gagnant à chaque fois. Au niveau prix ? Encore faux. Le véhicule électrique coûte bien moins cher.

 

De nombreuses personnes parlent d’un faux problème. Selon eux, nous devrions d’abord nous attaquer au secteur le plus polluant à savoir l’industrie. C’est faux pour deux raisons :

  • Les voitures et le transport en général c’est ⅓ des émissions de CO2 : c’est donc un secteur à réformer au plus vite
  • La pollution des véhicules est celle qui nous touche le plus : nous vivons pour la plupart dans des espaces où la voiture circule librement et ces émissions nous impactent directement. Il n’y a qu’à voir certaines villes d’Asie pour se rendre compte du degré de pollution que peut produire l’accumulation de véhicules thermiques.

L’idée de cet article n’est pas de glorifier l’image de la voiture électrique : il reste des points à améliorer. Mais, ce secteur étant naissant et ayant déjà progressé exponentiellement en terme de technologie, il est certain que tous les points à améliorer le seront dans un futur -très- proche.

Pollution & voiture électrique : Des informations fausses qui ont la vie dure

Prenons un exemple.

 

Si vous allez sur le site Impasse Électrique, vous allez trouver des contenus très apocalyptiques sur les voitures électriques.

 

https://www.impasse-electrique.fr/le-cote-obscur-batteries-des-ve/?fbclid=IwAR1YfS3yoT18Hmwy3imP9xdV2Ovb3IKThtNMIfky3m0BTD8O30QkGORp6GI

 

Comme l’a bien fait remarquer l’internaute Marc dans un forum sur le thème de la voiture électrique, si nous effectuons une recherche inversée, on tombe sur le propriétaire de ce nom de domaine.

Préjugés Voiture électrique

Qui est donc ce “SDT Aquiweb sarl” ? Nous recherchons sur Google et voici le résultat.

pollution voiture électrique Aquiweb
Pollution voiture électrique : Aquiweb

Nous avons tenté de joindre l’entreprise mais le numéro affiché est non attribué sans surprise.

Comment des amateurs de voitures anciennes et de collection peuvent être neutres par rapport à voiture électrique ? Ils ne peuvent malheureusement pas l’être.

 

Deuxième exemple.

Voici la une du magazine “Transition énergies” qui détruit l’image du véhicule électrique. En faisant la même recherche inversée, nous tombons sur les coordonnées du propriétaire du site.

pollution-voiture-électrique-beev-préjugés-voiture-electrique

Green Axxe est donc le propriétaire de ce nom de domaine. Et là, surprise en allant sur le site internet. Bien qu’étant une entreprise investie dans la transition énergétique, celle-ci est … pro-hydrogène.

Mieux s’informer : le devoir de chacun

Comment traiter les informations dans un contexte de fake news ? Il est évident qu’il faille bien choisir ses sources. Bien filtrer ses sources est une étape fondamentale dans la recherche d’informations en particulier sur le thème de la voiture électrique mais sur tous les sujets en général.

 

Les sites du gouvernement et les associations de consommateurs sont de bonnes sources d’informations. Voici certains sites fiables que vous pouvez consulter dès maintenant.

 

Intéressons nous maintenant aux idées reçues.

1. Les voitures électriques coûtent cher ❌

C’est faux. Les voitures électriques coûtent plus cher qu’un équivalent thermique. C’est une vérité. Mais, avec les nombreuses aides disponibles – par exemple le bonus écologique et les aides régionales – il est facile de réduire ce prix et de s’en sortir avec la même facture pour un véhicule plus cher en théorie.

 

Les aides disponibles sont nombreuses et certaines sont très généreuses. Avec le bonus écologique et la prime à la conversion, il vous est déjà possible d’économiser presque 11 000€ sur votre future voiture électrique. Selon votre région aussi, vous pouvez ou non être éligible à une aide régionale qui pourrait vous donner un coup de pouce supplémentaire.

Bonus écologique

BONUS-ECOLOGIQUE-2020

Prime à la conversion

 

 

Ménage imposable

Ménage non imposable

Achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable neuve

2 500€

5 000€

Achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable d’occasion

0 €

5 000€

➡️ LIRE AUSSI – Les aides régionales pour les voitures électriques

 

Prenons un exemple : une Peugeot e-208 Active à 32 100€.

 

 

Prix

Bonus écologique

Prime à la conversion

Prix de revient

Peugeot e-208

32 100€

6 000€

2 500€

23 600€

Si en plus, vous avez la chance d’habiter dans une région qui offre des aides à l’acquisition d’un véhicule électrique, vous pourriez économiser encore plus. Par exemple, si vous habitez dans les Bouches-du-Rhône, vous avez droit à 5 000€ supplémentaires pour l’acquisition d’un véhicule électrique.

 

 

Prix

Bonus écologique

Prime à la conversion

Aide Bouches-du-Rhône (13)

Prix de revient

Peugeot e-208

32 100€

6 000€

2 500€

5 000€

18 600€

 

Au delà du prix d’achat, la voiture électrique représente de nombreux avantages pour son conducteur.

 

À titre de comparaison, la Peugeot 208 Active 1.2L PureTech est affichée à 22 300€.
Même sans les aides régionales , la e-208 est 1 300€ plus chère que son homologue thermique. La e-208 apportera toute sa valeur ajoutée dans le temps en économie à l’usage (carburant et entretien).

Carburant

C’est là où la voiture fait toute la différence. Pour 100 kms parcourus, vous payez en moyenne 2€/plein. Pour 13 000 kms parcourus / an, votre facture sera donc de 260€/an… À titre de comparaison, cela aurait coûté 1 539,20€ si vous aviez une voiture essence.

 

Frais de carburant

Prix unitaire

conso (L/100km)

Coût/ 100 km

Essence

1,48€

8

11,84€

Diesel

1,39€

6,25

8,69€

Hybride Essence

1,48€

3

4,44€

Electrique

2,00€

➡️ LIRE AUSSI –  Recharge d’une voiture électrique : combien ça coûte ?

Entretien

Selon l’association Avere, l’entretien d’un véhicule électrique coûte 4 fois moins cher que celui d’un véhicule thermique. Pourquoi ? Car les véhicules électriques ont moins de pièces à changer et à réparer. Ni bougies, ni pot d’échappement, ni embrayage…

Avec moins de pièces, il est évident que les visites chez le garagistes sont plus rares et ça fait du bien au porte-monnaie… 

Autres avantages

Certaines villes qui souhaitent diminuer la pollution offrent des avantages aux conducteurs de voitures électriques. Par exemple, vous pouvez vous garer sans frais à Paris si vous avez une voiture électrique. Avec les prix du parking dans les grandes villes, ce sont des avantages conséquents.

 

➡️ LIRE AUSSI –  Le stationnement de votre voiture électrique : tout savoir avant de se lancer

➡️ LIRE AUSSI –  Recharger sa voiture électrique à Paris : comment faire ?

 

2. La voiture électrique n’est pas adaptée aux long trajets ❌

C’est faux. L’autonomie est le nerf de la guerre pour beaucoup de constructeurs automobiles et si cette affirmation était vraie il y a quelques années, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Le Kia e-niro 64 kWh, par exemple, a une autonomie de plus de 450 kms. C’est très largement suffisant peu importe les trajets effectués.

Les conducteurs français parcourent en moyenne 13 000 kms par an. Nous avons 226 jours ouvrés en 2019 soit 58 kms/jour. Avec une autonomie de 450 kms, vous pouvez rouler plus de 7 jours avec une Kia e-niro sans vous recharger. C’est énorme.

Parcours moyens annuels des voitures particulières en France de 2004 à 2017, selon le type de carburant (en kilomètres). Source : Statista.

3. C’est trop compliqué de se recharger ❌

 

C’est encore faux. La plupart des conducteurs de véhicules électriques se rechargent chez eux ou sur leur lieu de travail. Pour le reste, il existe 17 508 zones de recharge en France et 83 227 prises disponibles. Pour vous donner une idée, il existe 10 000 stations-service en France.

 

 À partir de ces informations, vous avez plusieurs solutions pour vous recharger :

 

  • Vous habitez en centre-ville

 

Vous pouvez vous charger – souvent gratuitement – au sein des bornes de recharge de votre ville. Il vous faudra faire attention à bien choisir vos horaires.

 

➡️ LIRE AUSSI –  Google Maps va afficher les bornes de recharge de véhicules électriques

 

  • Vous habitez en copropriété

 

Que vous soyez locataire ou propriétaire, vous avez le droit à la prise qui joue en votre faveur. Vous avez donc le droit de faire installer une borne de recharge qui sera subventionnée.

 

➡️ LIRE AUSSI –  Bornes de recharge de véhicules électriques en copropriété : le guide complet

 

  • Vous habitez dans une résidence pavillonnaire

 

Vous installez une borne de recharge chez vous. Vous avez le droit à de nombreuses subventions qui vous permettent de réduire très fortement la facture.

4. Le choix est trop limité ❌

Il est vrai qu’au début, le choix était très limité avec la Renault Zoé en best-seller en France et peu de concurrents. Tesla a un peu pimenté les choses mais les prix étaient inaccessibles pour beaucoup de conducteurs.

Heureusement, aujourd’hui, de plus en plus de modèles voient le jour et le choix est très intéressant en 2019. Avec des challengers tels que la Kia e-niro, la Nissan Leaf ou encore la Peugeot 208 prévue pour la fin d’année, vous avez l’embarras du choix.

➡️ LIRE AUSSI – Les meilleures voitures électriques en 2019

Au delà des modèles déjà disponibles, les constructeurs automobiles préparent tous des modèles exclusivement électriques très attendus dans les années à venir. Audi, BMW ou encore Mini ont annoncé des modèles 100% électriques pour chacune de leur cible.

➡️ LIRE AUSSI – Les futures voitures électriques jusqu’en 2024

⚠️ Bon à savoir, les constructeurs automobiles devront  parvenir à un niveau moyen d’émissions de 95 g/km de CO2 pour l’ensemble de leurs gammes en 2021. Au-delà, ils devront s’acquitter d’amendes fixées à 95 euros par gramme de CO2 en excès sur chaque véhicule immatriculé dans l’année.

5. Si tout le monde passe à la voiture électrique, le réseau électrique ne pourra pas suivre ❌

C’est faux. Selon une étude du Réseau de transport d’électricité, le réseau électrique français est prêt à absorber la demande en énergie des voitures électriques en France. Cette étude réalisée en partenariat avec Avere – l’Association pour le développement de la mobilité électrique – donne le feu vert au développement de la voiture électrique dans les années à venir. De quoi rassurer les conducteurs les plus pessimistes.

De plus, avec plus de recul sur les véhicules électriques, les constructeurs automobiles innovent toujours plus et anticipent déjà les pics de consommation. Le vehicle-to-grid (V2G) est un exemple d’innovation du secteur. Le vehicle-to-grid c’est quoi ? En termes simples, lorsqu’un véhicule électrique est branché, il peut se recharger ou décharger de l’électricité dans le réseau électrique. Cela peut servir comme par exemple, lors des pics de consommation. Ce processus permettra aux propriétaires de voitures électriques de vendre de l’énergie au réseau. Les services publics pourraient aussi utiliser des voitures électriques comme une source de “sécurité” si la demande augmente. Après des tests concluants dans plusieurs villes européennes, EDF a déjà annoncé déployer plusieurs dispositifs pour le marché français avec sa filiale Dreev.

➡️ LIRE AUSSI – Vehicle-to-grid (V2G) : les voitures électriques seront-elles une source d’énergie ?

6. Oui, mais il faudra construire de nouvelles centrales nucléaires ❌

Non. Selon le Ministère de la Transition écologique et solidaire, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie de la France a progressé ne cesse de progresser.

Pollution voiture électrique : Énergies renouvelables

Elle est de 16% aujourd’hui. Rappelons que l’Union Européenne a fixé un objectif à 27% à horizon 2030. Ces objectifs seront revus à la hausse à l’avenir et nous nous orientons vers un monde où les consommateurs ne souhaitent plus polluer.

Si vous souhaitez en faire plus, il y a de nombreux fournisseurs d’énergie qui proposent des énergies issues à 100% des énergies renouvelables avec des producteurs locaux avec un circuit court et transparent. Enercoop par exemple propose une énergie 100% verte issue de producteurs locaux identifiés.

En résumé

La pollution de la voiture électrique est un des nombreux clichés qui circulent sur la voiture électrique.

Le véhicule électrique est au contraire une solution très efficace dans la lutte contre le changement climatique en France et dans plusieurs pays. L’Inde vient par exemple de demander à Uber et son concurrent Ola d’électrifier 40% de leurs flottes d’ici … 2026.

Avec l’augmentation de la durée de vie des batteries et des sources d’énergies plus vertes, il n’y a aucune raison d’avoir peur de passer au véhicule électrique.

À quoi ressemblerait le monde avec des véhicules électriques ?

Pollution & voiture : quelle est lien entre le secteur des transports et la pollution ? À quoi ressemblerait un monde avec 100% de voitures électriques ?  Qu’est-ce que le confinement dû au coronavirus nous apprend sur la pollution dans les grandes villes ? C’est à toutes ces questions que nous allons répondre dans cet article.

L’arrêt brutal de l’industrie et du secteur des transports a fait baisser le niveau de dioxyde d’azote et nous a accidentellement donné un aperçu d’un monde plus éco-responsable. Des experts ont même déclaré que ce changement soudain représentait « la plus grande expérience jamais réalisée » en termes de réduction des émissions industrielles. 

L’Agence spatiale européenne (EESA), via son satellite Copernicus Sentinel-5P a mesuré les taux de dioxyde d’azote  et les résultats sont clairs : le confinement a permis une très forte baisse des concentrations de dioxyde d’azote dans les plus grandes villes du monde.

⚠️ Bon à savoir, le dioxyde d’azote est produit par les moteurs des voitures, les centrales électriques et d’autres processus industriels,on pense également qu’il exacerbe les maladies respiratoires telles que l’asthme.

Pollution & voiture : état des lieux

Le secteur des transport en général a deux principales conséquences environnementales : la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre. À ces deux nuisances s’ajoutent la pollution sonore qui a aussi un impact sur la santé des personnes. Depuis 40 ans, le nombre de voiture a été multiplié par 8 ce qui implique encore plus d’émissions de CO2.

Pourquoi la voiture pollue ?

Le lien entre pollution et voiture a été établi il y a longtemps. Les constructeurs ont déjà beaucoup réduit les émissions de gaz polluants de leurs nouveaux modèles mais il reste encore un long chemin à parcourir. Comment ? En améliorant les pots d’échappement et les moteurs. 

Pour être plus précis, les constructeurs ont amélioré la combustion. Un moteur à essence par exemple fonctionne en brûlant un mélange d’air et d’essence. Sur les anciens moteurs, ce mélange est effectué dans un carburateur. Ensuite il est inspiré dans la chambre de combustion, comprimé, puis le mélange s’enflamme, produit des gazs ce qui permet à la voiture de fonctionner. Les anciens modèles étaient trop gourmands en essence ce qui avait pour conséquence un rejet plus important de gaz toxiques.

Sur les nouveaux moteurs, il n’y a plus de carburateur : des capteurs vont estimer la quantité d’essence nécessaire à la combustion et de ce fait le moteur utilise moins d’essence et donc moins de gazs toxiques.

La pollution des voitures dans les grandes villes

Au niveau national, la pollution d’une voiture n’arrive qu’après l’industrie c’est à dire en combinant les zones urbaines et rurales. Mais en ville, les données ne sont pas les mêmes ; c’est la voiture dans ce cas est responsable d’une grande partie de la pollution (environ 25% de la pollution de l’air par exemple). C’est encore pire au niveau de la pollution aux particules fines (ou PM2,5) où la voiture représente 51% de la pollution. Cette pollution n’est pas sans conséquences : des études ont montré que la pollution causait 48 000 morts en France soit l’équivalent d’une ville telle que Valenciennes ou 10 fois plus que les accidents de la route. 

 

En se basant sur les émissions de CO2 des 12 principaux constructeurs automobiles de la planète pour l’année 2018, Greenpeace a calculé les gaz à effets de serre émis lors de leur fabrication de leur utilisation et leur recyclage. 

L’ONG a par exemple déduit que l’empreinte carbone de Volkswagen était de 582 millions de tonnes de CO2 ce qui dépasse les émissions carbone d’un pays comme l’Allemagne…

Ce que le coronavirus nous apprend sur la pollution de l’air sans voitures

Le coronavirus et le confinement imposé à plus de la moitié du monde a profondément changé notre quotidien. 

Nous avons rarement été confrontés à un arrêt aussi brutal du secteur des transports, de l’industrie et de l’économie en général. Une des conséquences de l’arrêt de l’activité humaine est la réduction de la pollution. On estime la baisse de la pollution à au moins 30% dans les plus grandes villes du monde. La baisse de la pollution a significativement et rapidement amélioré de ce fait la qualité de l’air des grandes villes, pour l’instant du moins.

Quelles sont les régions qui ont le plus profité du confinement ?

En seulement une semaine, la région de San Francisco a par exemple vu la qualité de son air améliorée de 30%. En Chine et en Italie, on a pu remarquer une réduction de 10 % à 30 % de la pollution de l’air en quelques semaines seulement avec la restriction de mouvement des populations.

pollution_voiture_Coronavirus_Chine
pollution_voiture_Coronavirus_France

Il semble exister une corrélation entre l’économie et les émissions de gaz à effet de serre : en 2008 par exemple, une baisse des émissions a été enregistrée suite à la crise économique mais jamais à ce point. 

Idéalement, les réductions des émissions ne devraient pas être liées à des crises mais il faudrait une réduction plus pérenne des émissions de CO2 en privilégiant plus des énergies renouvelables et en dépendant moins des énergies fossiles.

Coronavirus et pollution atmosphérique

Paul Monks, professeur de pollution atmosphérique à l’université de Leicester, a prédit qu’il y aurait d’importantes leçons à tirer. « Nous sommes en train de mener, par inadvertance, la plus grande expérience jamais vue », a-t-il déclaré. « Regardons-nous ce que nous pourrions voir à l’avenir si nous pouvons passer à une économie à faible émission de carbone ? Sans vouloir dénigrer les pertes en vies humaines, cela pourrait nous donner l’espoir de quelque chose de terrible. Pour voir ce qui peut être réalisé ».

Monks, l’ancien président du comité scientifique du gouvernement britannique sur la qualité de l’air, a déclaré qu’une réduction de la pollution de l’air pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé, bien qu’il soit peu probable qu’ils compensent les pertes de vie dues à la maladie.

« Il semble tout à fait probable qu’une réduction de la pollution de l’air sera bénéfique pour les personnes appartenant à des catégories sensibles, par exemple certains asthmatiques », a-t-il déclaré. « Cela pourrait réduire la propagation de la maladie. Un niveau élevé de pollution de l’air exacerbe l’absorption virale parce qu’il enflamme et diminue l’immunité ». L’agriculture pourrait également être stimulée, car la pollution freine la croissance des plantes, a-t-il ajouté.

 

L’Organisation mondiale de la santé décrit le dioxyde d’azote comme « un gaz toxique qui provoque une inflammation importante des voies respiratoires » à des concentrations supérieures à 200 microgrammes par mètre cube. Les particules de pollution peuvent également être un vecteur d’agents pathogènes, tout en exacerbant les problèmes de santé existants. L’OMS étudie actuellement si les particules de pollution aéroportées peuvent être un vecteur qui répand le Covid-19 et le rend plus virulent.

Comment se passera la sortie de crise ?

Aujourd’hui, des secteurs entiers sont fermés notamment le secteur aérien. Une fois sortis du confinement, la vraie question est surtout : est-ce que la pandémie du coronavirus va fondamentalement changer nos vies ou allons-nous reprendre une activité exacerbée pour récupérer le temps perdu ? Ou allons-nous seulement reprendre le cours d’une vie normale ? 

La réponse est plus compliquée et dépend de chacun. Certains secteurs pourraient durablement changer : 

  • Le télétravail pourrait être plus accepté
  • La télémédecine pourrait être enfin plus adoptée par les malades légers
  • Les conférences pourraient être 100 % digitales au lieu de faire venir des personnes de partout dans le monde ou au moins permettre aux personnes de faire le choix d’assister aux événements par visioconférence 
  • Les modes de transport et la propriété : avec la baisse du niveau de pollution de l’air, l’argument de la voiture électrique est plus que jamais d’actualité. D’autant plus que les peuples deviennent méfiants des transports en commun. Bien entendu, il faut s’assurer que l’électricité qui sert à recharger votre voiture soit d’origine renouvelable pour maximiser la réduction de la pollution.

Et vous, que pensez-vous de la baisse de la pollution liée à la voiture ? Seriez-vous prêts à passer à la voiture électrique pour maintenir ces très bons chiffres ? 

2 comments

Votre approche est un peu trop manichéenne pour être crédible. Le bien, le mal et puis c’est tout …. c’est ça le fond du probleme autour du VE aujourd’hui

De votre coté, vous affirmez des contre-vérités « non la voiture electrique n’est pas chere » « non, les longs trajets ne sont pas un probleme » « c’est facile de recharger » « pas de souci, la production électrique va suivre » etc etc …. autant d’affirmations qui se heurtent à la réalité quand chacun se confronte à la réalité. Une Zoe est 20% plus chère qu’une Clio plus spacieuse, le plein à 2 euros ça n’existe pas, tout trajet de plus de 100 km necessite une planification préalable hors du commun, le sujet du recyclage des batteries est entier, il n’y a aucune borne rapide en dehors du réseau autoroutier, qui peut croire que les recharges « gratuites » sont à base d’électricité « gratuite » …. il y a toujours quelqu’un qui paye ce qui est « gratuit » : contribuable, consommateur ou autre. Rien n’est jamais « gratuit ».

Alors je comprends que des voix s’élèvent contre la pensée unique, le marketing simpliste et le bourrage de crane.

Article ambigu. Vous qualifiez les voix dissonantes de « fake news » mais vos arguments et affirmations ne résistent pas aux faits, que chacun peut vérifier

Concrêtement :

1. Les voitures électriques coûtent cher❌
OUI. Une citadine ZOE de base, bonus dédut coûte 25.000 euros. Une Clio V essence (plus spacieuse) c’est 14.000 euros.
Regardez la future VW iD3 : prix de base 32.990 euros bonus déduit.
Alors meme si vous ajoutez un bout de prime à la conversion on est minimum 30% plus cher que le véhicule essence équivalent. Chacun peut le vérifier.
Donc la fake news, c’est vous sur ce coup.

2. La voiture électrique n’est pas adaptée aux long trajets❌
OUI. Les autonomies annoncées sont basées sur des trajets favorables aux VE, intégrant une grosse partie de ville. En roulant à 130 km/h l’autonomie du Kia e-Niro cité dans votre article s’effondre de 450 à moins de 300 km. On n’est plus sur des longs trajets, au mieux sur des trajets intermédiaires. Reste le sujet de la recharge si on veut faire un Toulouse Paris … charge rapide, dispo uniquement sur autoroute. Par la nationale, n’y comptez pas, il n’y a pas de bornes. Donc charge rapide sur autoroute. En supposant que les bornes sont opérationnelles et qu’il n’y a personne qui a commencé à charger avant nous. Parce la charge « rapide » de 40 mn pourrait dans ce cas passer à 1h20, voire plus … Et les temoignages de galères de recharge sur les aires d’autoroute sont légion. Donc OUI, le VE n’est pas adapté aux longs trajets. Il impose une planfication minitieuse des recharges, une disponibilités sans faille des bornes, il allonge significativement les temps de parcours (40 mn de charge tous les 300 km), il interdit toute fantaisie, toute dérogation, toute échapatoire pour faire les chateaux de la Loire ou les petites routes d’Auvernge
Donc la fake news, c’est encore vous sur ce coup

3. C’est trop compliqué de se recharger ❌
Une wallbox domestique ne peut délivrer que 7 kW. C’est donc 8 à 10 h de charge pour une ZOE (52 kW) ou un e-Niro (64 kW). Pas question de charger une Tesla à la maison, ou juste récupérer un peu d’autonomie. Mais recharger c’est aussi en mobilité. Il y a des solutions sur autoroute, mais il n’y en a quasiment pas sur le réseau national et encore moins secondaire. Pour mémoire, le réseau routier francais c’est 1.000.000 de km.
Autre point… vous rentrez du boulot, il est 20h30, vous êtes crevé, la belle voiture électrique est presque à plat. Vous pensez au dossier qu’il faut présenter demain matin au boss … vous oubliez de brancher la voiture. Sur une essence, si vous arrivez le soir sur la réserve, vous n’etes pas obligé de faire le plein le soir. Le lendemain matin, vous faites le plein en partant bosser à la premiere pompe. Avec une électrique, c’est mort. Pas de droit à l’erreur, vous n’allez pas bosser le lendemain.
Donc là encore version trop théorique et idéalisée de votre part, pas la moindre notion de pragmatisme

4. Le choix est trop limité❌
Effectivement. ZOE, Tesla, Leaf, e-Niro… c’est court. VW, Audi, BMW ou encore Mini arrivent…. que des constructeurs Premium avec des offres largement supérieures à 30.000 euros. Pour mémoire, la moitié des français gagne moins de 1.800 euros et le hit parade des achats de voitures neuves c’est Clio, 208, C3, Sandero … que des voitures à moins de 20.000 euros
Donc OUI, choix limité, sauf pour les CSP ++ (ceux qui gagnent plus de 6.000 euros/mois) qui peuvent s’offrir une électrique à 80, 100 ou 120.000 euros

5. Si tout le monde passe à la voiture électrique, le réseau électrique ne pourra pas suivre ❌
Ben effectivement …. la PRODUCTION suivra peu ou prou, mais la DISTRIBUTION locale ne suivra pas car elle est conçue pour distribuer les besoins des foyers, pas de distribuer 50% de plus. En clair, si dans un immeuble ou un lotissement, tout le monde se met à tirer 7kW d’une Wallbox entre 22h et 8h du matin ça ne passera pas, à fortiori en hiver. Et vous l’admettez vous meme en indiquant qu’il faudra déterminer des plages où les charges pourront être suspendues, voire même où l’énergie des batteries des VE pourra être « préemptée » pour satisfaire la demande !
Elle est où l’objectivité quand dans la première phrase vous indiquez « pas de soucis » et que la phrase d’après explique comment on va être obligé de s’organiser pour gérer les problèmes ??

Le reste de votre article est à l’avenant …. vous parlez de « pollution » … mais laquelle ? Particules ? CO2 ? NOx ?
Vous indiquez à juste titre que le coronavirus a induit une baisse de la pollution d’au moins 30% dans les plus grandes villes du monde. Je suis d’accord. Mais là où je ne le suis plus, c’est quand vous indiquez que c’est parce qu’il n’y a pas eu de rejets moteurs … affirmer ceci c’est oublier un peu vite que les pneus produisent 1.000 fois plus de particules que les rejets des moteurs thermiques. Et au passage, d’autant plus pour les véhicules lourds …. suivez mon regard, les véhicules électriques sont 25% plus lourds que leur équivalent essence ! Hé oui, en roulant, un véhicule électrique relache beaucoup de particules fines …. C’est oublier aussi un peu vite l’arrêt quasi total du transport aérien, la dimininution drastique du transport routier….
Donc encore une fois, les choses sont beaucoup moins nettes que vous l’affirmer.

On pourrait discuter des heures. Le véhicule électrique a du bon. Il déplace la pollution de nos villes vers les pays pauvres d’où l’on extrait les terres rares qui entrent dans la composition des batteries. Soyons donc cyniques jusqu’au bout …

Mais sur le reste, le véhicule électrique ne règle rien …. il est cher, compliqué à utiliser si on fait plus de 150 km par jour, il utopique de croire que l’électricité de « mobilité » ne sera jamais taxée pour prendre la place de la TICE, quand la consommation de produits pétrolier baissera, afin de combler le manque à gagner des etats.

Personne n’a raison, personne n’a tort. Il n’y pas de news véridique, pas de fake news, il n’y a que des points de vue à confronter.

Vous reprochez à des sites de ne pas être « neutres » … et vous, qui vivez du commerce de véhicules électrique, pouvez-vous être « neutre » ?

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